Il était une foi – le sacrement des malades

Extrait du Journal Partages d’avril 2013 – Page rédigée par ‘OTPP – Dessins : Pierre Tanghe

le sacrement des malades zoé et son grand père


“Bon-papa, si le prêtre vient te voir et te met de l’huile sur le front, c’est que tu vas mourir bientôt !”. Son grand-père la rassure aussitôt : “Je ne suis pas à la fin de ma vie, ne t’inquiète pas. Par contre, je vais subir une opération et j’ai besoin de la force de Dieu !”

Les hommes aiment célébrer ensemble, avec les parents ou encore les amis, les grandes étapes de leur vie : la naissance, le passage à l’âge adulte, le mariage. Les chrétiens vivent ces temps forts en communauté, et les sacrements donnent un sens nouveau à ces événements. Hélas ! dans une vie, la maladie est aussi un temps fort. Elle appelle un accompagnement. L’Eglise propose alors le sacrement des malades

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zoé sacrement des malades

La maladie, Dieu qu’en pense-t-il ? C’est Jésus qui répond, non pas tant par ses paroles que par ses actes et par sa propre vie. Il a toujours eu autour de lui une foule d’aveugles, de lépreux, de boiteux, mais aussi des personnes malades dans leur âme. En les accueillant et en les guérissant nombreux, Jésus a montré que Dieu se préoccupe en priorité des plus faibles. A la suite de Jésus, les chrétiens ont toujours porté une attention particulière au soin et au réconfort des malades.

zoé sacrement des malades



Soit lors d’une célébration, soit à son chevet, le prêtre impose les mains au malade ou au vieillard et lui fait une onction d’huile – consacrée par l’évêque le mardi saint – sur le front et les mains, pour signifier la force et la bénédiction de Dieu. Chaque homme qui reçoit le sacrement des malades, entouré de chrétiens, se laisse “visiter” par le Christ dans son corps et dans son âme. Il reçoit la paix pour mieux supporter son épreuve.

le sacrement des malades





Pour guérir, il faut que la personne qui souffre ait le moral, une force intérieure et l’amitié des siens. Mais il vient un jour où chacun sait que la fin est inéluctable. A ce moment-là, le grand malade a encore besoin des soignants, mais aussi plus que jamais de ses proches et d’amis qui l’accompagnent, pour apaiser ses douleurs, pour l’aider à trouver peu à peu une sérénité et, s’il est croyant, vivre ou redécouvrir l’espérance de la Résurrection.







Frères, si l’un de vous est dans la souffrance, qu’il prie ; si quelqu’un est dans la joie, qu’il chante le Seigneur ; si l’un de vous est malade, qu’il appelle ceux qui exercent dans l’Eglise la fonction d’Anciens : ils prieront sur lui, après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon.

Lettre de Saint Jacques, chapitre 5, verset 14-15